Que veulent les travailleurs ? Que veulent les jeunes ? Vivre, tout simplement ! (Adresse du 8e Congrès du Parti des travailleurs)

Publié le 5 juin 2026

Oui, nous voulons vivre ! Et nous voyons avec inquiétude se développer les guerres – semant la mort et les désolations – de l’Ukraine à la Palestine, de l’Iran au Liban, du Congo au Soudan, et les agressions contre Cuba, le Venezuela et demain la Chine.
Nous ressentons une profonde colère contre le honteux gâchis que représentent les centaines de milliards déversés dans l’industrie de la guerre.
Oui, nous voulons vivre ! Et notre angoisse grandit face à l’inflation galopante qui conduit les familles ouvrières à se priver de produits essentiels, à la situation dramatique des hôpitaux, à l’Éducation nationale sacrifiée, aux enfants en situation de handicap abandonnés.
Nous sommes indignés par les 36 milliards d’euros supplémentaires pour le budget pour la guerre qui viennent d’être votés à l’Assemblée nationale, aucun groupe n’ayant remis en cause la légitimité de cette augmentation.
Oui, nous voulons vivre ! Et nous sommes sidérés par le fait que ce gouvernement discrédité ose brandir de nouvelles menaces contre notre Sécurité sociale. Cela n’est pas possible !
L’opposition aux fermetures de classes et aux suppressions de lits dans les hôpitaux, aux licenciements s’exprime avec force partout dans de multiples actions, grèves et manifestations, le plus souvent dans l’unité des travailleurs et de leurs organisations syndicales.
Alors oui, il faut que cela cesse ! Il faut que la vie l’emporte sur l’angoisse du présent et l’incertitude du lendemain.
Réunis en congrès national du Parti des travailleurs, avec une délégation de la FJR-IVe Internationale, nous affirmons :

Il y a une issue !

Elle réside dans la rupture ouvrière avec le régime capitaliste. Fondé sur la propriété privée des moyens de production, il ne connaît d’autre loi que la recherche du profit et se trouve à la racine de la guerre et de l’exploitation.
L’issue réside dans le combat pour un gouvernement fidèle aux intérêts de la majorité laborieuse.

Le mandat du peuple travailleur se résume dans des mesures simples

Pour que le peuple puisse vivre, il faut une véritable rupture. Elle ne peut être qu’ouvrière. Un gouvernement qui gouvernerait pour le peuple travailleur devrait :

Bloquer les prix.
Rétablir l’échelle mobile des salaires sur les prix en commençant par rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis des années.
Rétablir pleinement la Sécurité sociale de 1945 en abrogeant les ordonnances Juppé.
Interdire les licenciements et opérer des nationalisations sans indemnité ni rachat.
Réquisitionner les logements vides et les millions de mètres carrés de bureaux vides pour y installer d’urgence les familles qui sont dans le besoin.
Rompre tous les liens avec Israël.
Rapatrier toutes les troupes françaises du Moyen-Orient (et au-delà).
Abroger la loi de programmation militaire, arrêter de financer la guerre en Ukraine, rompre avec l’OTAN.
Affecter aux besoins de la population laborieuse les centaines de milliards d’euros de la loi de programmation militaire.
Régulariser l’ensemble des travailleurs sans papiers et assurer l’égalité en droit de tous les travailleurs.

Un gouvernement de rupture ouvrière ouvrirait un avenir aux jeunes, en cessant immédiatement la politique de militarisation par laquelle l’actuel gouvernement veut réduire la jeunesse à de la chair à canon, à de la chair à patrons. Il décréterait notamment :
– L’abrogation de la sélection à l’entrée à l’université, l’abrogation des mesures discriminatoires contre les étudiants étrangers et l’ouverture de toutes les places nécessaires.
– Le rétablissement de véritables œuvres universitaires et scolaires (Crous).
– La fin des contrats précaires.
– L’abrogation de toutes les mesures visant à la militarisation de la jeunesse et de tous les dispositifs permettant la pénétration de l’armée dans les écoles et les universités.

Pour s’engager sur la voie de la rupture, il faut vouloir s’en donner les moyens !
Quel gouvernement aura le courage de prendre ces mesures ? Celui qui ne craindra pas de rompre avec la dictature des multinationales et des marchés financiers, qui conduit l’humanité à sa ruine.
Seul un gouvernement ouvrier, un gouvernement du peuple travailleur et de la jeunesse sera à même de réorganiser l’économie et la société, en commençant par nationaliser, sans indemnité ni rachat, les grandes banques pour les fusionner en une banque unique, instrument de la véritable planification économique au service de la majorité.
De toute part, on vous dit – et on vous dira de plus en plus – que la solution se trouvera dans l’élection présidentielle. Suffira-t-il pour imposer la rupture avec l’ordre capitaliste d’élire un président ?
L’expérience instruit. Depuis 1958, quel que soit le président élu, cela n’a pas permis la mise en place d’un gouvernement de rupture. Les présidents qui se sont succédé, quelles que soient leurs étiquettes, ont gouverné pour les capitalistes, pour les spéculateurs.
Pour s’engager sur la voie de la rupture, il faut vouloir s’en donner les moyens. Il faut vouloir balayer les institutions de la Ve République, ouvrir la voie à une véritable Assemblée constituante souveraine.

On ne peut attendre 2027 pour combattre Macron et sa politique


Comme tous les travailleurs de ce pays, nous sommes amenés à constater que si, sur le plan politique, on nous dit d’attendre 2027, les dirigeants des grandes organisations syndicales restent, eux, l’arme au pied face au gouvernement Macron.
Or ce dernier est à l’œuvre. Nous ne le mesurons que trop dans la vie de tous les jours. Mais il y a plus : il lance une attaque sans précédent contre la Sécurité sociale ; il prépare un nouveau budget pour pouvoir financer l’augmentation de 36 milliards de dépenses militaires votés à l’Assemblée nationale.
Faut-il attendre 2027 ? C’est maintenant que le peuple travailleur se trouve en situation de légitime défense, c’est maintenant qu’il faut répondre à ses demandes. C’est maintenant que les grèves ouvrières, les manifestations de parents et d’enseignants, les mobilisations dans les hôpitaux, les innombrables conflits sur les salaires, les actions unies pour la défense de l’emploi se multiplient !
C’est maintenant que doit, à tous les niveaux, se construire le front ouvrier de tous et de toutes avec l’ensemble des organisations pour bloquer Macron, ses attaques contre la Sécurité sociale, son budget 2027, sa rentrée scolaire catastrophique, et particulièrement ses mesures intolérables contre les enfants en situation de handicap, ses mesures de militarisation de toute la société, ses attaques contre les libertés démocratiques.

Notre objectif, c’est le socialisme !


Pour aider à ce combat, nous avons entrepris de construire un parti de classe, qui situe son action dans la perspective de l’Internationale ouvrière.
Notre parti est fier d’accueillir à Paris, le 8 novembre prochain, des délégations regroupées autour d’un appel lancé par des militants de 48 pays « contre la guerre et l’exploitation ».
Nous affirmerons dans le meeting internationaliste la nécessité de la fraternité ouvrière, le rejet de toutes formes de racisme et de discrimination, de chauvinisme et de social-chauvinisme, la nécessité de construire l’axe ouvrier de la résistance.
Nous vous invitons à venir construire avec nous le Parti des travailleurs, un parti qui revendique son objectif : le socialisme. Rejoignez-nous !

Adresse adoptée à l’unanimité, Paris, le 31 mai 2026

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