signez l’appel pour une rencontre internationale d’urgence contre la guerre impérialiste globale (mars 2025)


A Beit Lahia (Nord de Gaza, en octobre 2024) (Photo Omar Elqataa)
Toutes et tous au meeting international, le 21 mars, pour l’Internationale ouvrière !
(article paru dans le n° 470 de la Tribune des Travailleurs)
Les travailleurs du monde assistent avec dégoût aux sordides tractations de Trump et de Poutine pour se partager les dépouilles de l’Ukraine. Ils voient avec inquiétude s’accélérer les préparatifs de guerre contre la Chine. Ils assistent avec colère à la poursuite du génocide du peuple palestinien et aux massacres ininterrompus en République démocratique du Congo. Ils s’indignent des annonces de nouvelles augmentations des budgets militaires au détriment des services publics.
Dans un tel marasme, les travailleurs sont en droit d’attendre des organisations et des partis qui disent les représenter qu’ils cessent de soutenir les gouvernements fauteurs de guerre : Trump, Poutine, Zelensky, Netanyahou, Starmer, Macron et bien d’autres. Mais ces trois dernières années, au Parlement européen, à plus de trente-deux reprises*, des députés de « gauche » ont voté pour les résolutions se prononçant pour « l’augmentation des dépenses militaires » (1er mars 2022) ou « la poursuite et l’intensification des livraisons d’armes » au régime de Zelensky (7 avril 2022).
Refusant d’apporter un quelconque soutien aux gouvernements fauteurs de guerre, des militants et organisations de plus de quarante-cinq pays ont convoqué, les 21 et 22 mars à Paris, une rencontre internationale d’urgence contre la guerre impérialiste globale. Ils affirment : « Quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit, dans chaque pays impérialiste, affirmer que l’ennemi principal des travailleurs, c’est son propre gouvernement, et doit donc aider à la lutte de classe des travailleurs pour chasser “leur” gouvernement fauteur de guerre. »
Des militants des États-Unis, de Palestine, de Russie et d’Ukraine, de Chine, de République démocratique du Congo, d’Allemagne, etc. en rendront compte à la tribune du meeting international contre la guerre et l’exploitation, vendredi 21 mars à Paris.
Soyons nombreuses et nombreux à les accueillir !
Dominique Ferré
* Selon les déclarations de Manon Aubry (LFI), cheffe du groupe La Gauche au Parlement européen, le 21 mars 2024.
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Macron veut passer le budget militaire de 50 à 100 milliards
Tract du Parti des Travailleurs dans Tracts.
Depuis quelques jours, Macron et son gouvernement y vont de leurs déclarations alarmistes.
Le 2 mars, à l’occasion du sommet européen sur l’Ukraine qui s’est tenu à Londres, Macron déclare : « Depuis trois ans, les Russes dépensent 10 % de leur PIB dans la défense, on doit donc préparer la suite. »
La suite c’est, selon Macron, passer de 2 à 3 ou 3,5 % du PIB, soit d’un budget militaire annuel de 50 milliards d’euros à plus de 100 milliards d’euros !
Le 3 mars, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, alerte :« Jamais le risque d’une guerre sur le continent européen n’a été aussi élevé. Depuis quinze ans, la menace ne cesse de se rapprocher de nous, la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous ». C’est pourquoi il faut « relever notre défense pour dissuader la menace ».
Le 3 mars également, Éric lombard, le ministre de l’Économie, chargé de traduire cela en monnaie sonnante et trébuchante, indique : « Le 20 mars à Bercy, avec Sébastien Lecornu, ministre des Armées, nous rendrons compte publiquement de notre action visant à mobiliser les banques, les investisseurs français afin de développer la base industrielle et technologie de défense. »
Au journaliste qui lui demandait si la situation était celle d’une « économie de guerre », il répond : « On n’y est pas, mais il le faut. »
D’ailleurs, le gouvernement est au travail pour proposer, dès cette année, des scénarios permettant de débloquer des crédits supplémentaires pour le budget militaire, conformément à la décision prise de passer le montant des dépenses militaires de 2 à 3 % du PIB.
Et pour augmenter « l’effort » de guerre, il faut piller les services publics et appauvrir les travailleurs et les jeunes.
Et pour augmenter « l’effort » de guerre, il faut à tout prix faire croire que le système de retraite est déficitaire pour ouvrir la voie à la capitalisation et livrer les centaines de milliards de salaire différé (cotisations salariales et patronales) aux fonds de pension.
Plus que jamais les travailleurs sont légitimes à combattre dans l’unité, pour défendre leurs droits et leurs revendications.
Combattre contre la politique anti-ouvrière du gouvernement et combattre contre la guerre sont une seule et même cause : celle des travailleurs et de la jeunesse.
MEETING INTERNATIONAL CONTRE LA GUERRE ET L’EXPLOITATION
Le 21 mars 2025, 19 heures
Espace Charenton, Paris 12e
