POUR LA RENATIONALISATION DES TELECOMS ET LE RETABLISSEMENT DU MONOPOLE
Depuis quelques années les coupures de fibres optiques se multiplient sur la ville.
Rue François Couperin et Maurice Ravel, les locataires ont été privés d’internet et de télévision d’avril à fin septembre 2023. Il a fallu qu’ils se mobilisent avec le soutien de leur amicale de locataire, qu’ils interviennent auprès des opérateurs, qu’ils organisent une délégation au siège d’Orange, et qu’un article soit publié dans le Parisien début septembre pour que l’accès au réseau soit rétabli, par l’installation de poteaux dans la cour et des câbles passant par les fenêtres et courant dans les escaliers. Les abonnés d’un opérateur n’ont toujours pas vu leur liaison rétablie, alors qu’ils payent toujours leurs forfaits.

Ceci n’est pas le fait que dans les cités : un propriétaire de pavillon explique : « j’ai subi une coupure de 3 mois d’octobre à décembre : dès que je l’ai signalé un technicien est venu chez moi, a constaté que ma box était en état et que la coupure venait du réseau. A chaque fois que je demandais quand la liaison serait réparée on m’envoyait un nouveau technicien qui n’était pas au courant de ce que le premier avait trouvé. Ce n’est qu’après 3 mois, un courrier recommandé au PDG de l’opérateur avec copie à une association de consommateurs que la liaison a été rétablie. Elle a à nouveau été coupée 3 semaines en juillet 2023 ».
Un technicien retraité de France Télécom déclare « je suis scandalisé, quand je travaillais, on avait l’objectif de « continuité de service » les lignes devaient être dépannées en 48h maximum, aujourd’hui les armoires dans les rues ne sont plus fermées à clef, la maintenance est sous traitée à des petites boîtes en concurrence, c’est une pagaille indescriptible !»

Cette situation est effectivement liée à la privatisation de France Télécom et à la concurrence imposée par Bruxelles : les armoires sont accessibles à tous les opérateurs qui tous sous traitent l’installation à de petites boîtes qui surexploitent des techniciens en contrats précaires. Le réseau n’est plus sécurisé, les opérateurs se renvoient la responsabilité des pannes.
Les salariés en télétravail, les élèves ont quotidiennement besoin d’internet. Le droit à la continuité de service doit être rétabli : ce ne peut être que par la renationalisation du réseau et le rétablissement du monopole de service public. Pour cela il faut un gouvernement qui rompe avec les directives européennes. C’est ce pourquoi combat le POID.
